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Elle est là, aux étoiles, imprimée dans la moelle,
Toutes de croutes de sang à ce pus qui s’emmêle,
Comme infectée d’histoire sous le lisier des peines,
Permafrost de cœur qui endurcit les veines,
Elle a une lumière particulière, elle s’ombre
Sous le moindre grain de poussière, infime, son ombre
Amplifiée par le savoir puis par l’ignorance
Met le monde sous le feu …
Je voudrais être ton rêve et effeuiller ton âme
Entendre chuchoter l’écho de tes envies
Voyager sur ton corps délecter ton esprit
Ombrant de déraison l’oracle de ma flamme
Une caresse effleurée à l’orée du désir
Dérivant sur tes sens en passion qui m’enflamme
Régnant sur ton monde séjournant ton rivage
Au creux de l’océan au fil de l’avenir
Inventer une plage et y …
Le chien me mord personne ne s’en occupe
Même si mon sang chaud
Coule dans sa gueule
Dis-moi mon semblable comment tu fais
Comment je fais quoi
Tu fais pour te débarrasser de la bête qui nous avale
Comme le serpent par à coups le chien se tourne me mord
Le serpent l’avale en grossissant son ventre
De l’œuf je le vois palpitant
Quand vous me retrouvez, vous qui demeurez belle,
En grâce consacrée, vos attraits de toujours,
Ruisselante de vie, accrocheuse d’amour,
Je crains que mes échos ne manquent à l’appel…
Sur le cours de mes ans est passé le mortel
Qui plaça l’éteignoir peu à peu sur mes jours.
Aussi vous me voyez au terme du séjour
Prêt à rendre mon âme …
Falote lumière d’un flot palot
Comme l’œil éteint étreint la mer
Je saute et meurs devant l’enfant de ma grandeur
Le canon tonne
L’orage gronde le feu se fane la rose demeure
Un oiseau chante dans ma demeure
De sa chanson sa mère s’affole de ces rumeurs
Je prends le vent en pleine figure
Soyez patients
Le temps futur se veut absent dans ce moment
Une fée nature ouvre la …
Bien. Belle. Bulle de terre et de roches
Aux criques fraîches, aux chemins moches
Dans la poussière de vesse, ici, le vent est une messe.
Le vent est une messe ! ?.
Il vaut mieux que cela, qui l’eût cru,
Dans ces bandes larges de désert dru,
Il est ici chez lui,
C’est une partie infime de sa maison,
Ici, il nous essuie
Et nous rend la raison.
L’île à l’étoc en frange,
Les …
Je t'aime
je me valise me vocalise me voyagise
dans l'ombre de tes présences
Je t'aime
je me remontrance me récompense m'enneurise
dans la brise de tes regards
je t'engrave te surtraîne et t'égare
dans cette gare encore à flot
te statufise au sanctuaire
Je t'aime
je me retransmise m'immobilise
et m'emprise
tes larmes démises
Un coup d’oeil ici et là
sur les lignes rigides
d’une arte minimaliste
qui glisse dans mon goût
loin est mon vieux baroque
au jaune et ocre vif
et je tangue pendant cette longue veille
dans cette marge blanche
de mon destin connu
Je pense à tous mes gains
à ce que j’ai perdu
à ce printemps incertain
qui va contre courant
remontant ce flottement
et ce long… puis on verra
Il était une fois dans l’Ouest…
Un petit western en détresse
Les cow-boys étaient réunis
Mais il fallait faire du tri !
Tirant plus vite que leur ombre
Les bottes, les chapeaux sombres
Le lasso n’était jamais loin
Tous se traitaient de crétins
L’un devant l’autre ils s’affrontaient
Après ce duel, l’un des deux mourrait
Des chemises à carreaux les entouraient
Un air de country …
Parfois je parle ensommeillé
sur l'espace totalité de mon être
qui se transforme
Je prends ton lit pour voyager
et commence à me dévêtir
jusqu'en moi-même
Je marche dans tes espoirs
Me chausse de tes souliers
Je mets ton ventre tes seins tes jambes
tes regards tes cheveux
en me poussant sur tes pulsions
données ou retenues
que m'importe
je me …
D'avance le soir sur mes silences
s'avance
je m'ensille et me transe nuits sur nuits
j'absence l'ordre s'enfuit et devant lointain
le phare s'enluit sous l'oeil marin
Assis sur cette dune
je m'engrise du temps
la mer grise graveuse baveuse
dans les relais d'avenir
et pourtant
D'avance le jour s'entranse l'océan transe le flot
l'espace d'étoiles s'enflot et voile sur voile …
Cessez de m’avaler dans vos bouches édentées
Sorcières de mes nuits
Fantômes incongrus
Je vous chasse en vain pour goûter aux parfums
De la beauté des choses
Dans mes jardins maudits
Je vous entends rôder autour de ma maison
Quand les nuits sont clartés
Sous les rayons de lune
Vous venez vous asseoir aux bancs de la terrasse
De ma maison marine
Et fuyez
Comme un vol de …
Et mon âme transie est livrée à Charon,
Cet habile nocher me guettait sur la rive.
Et mon âme saisie va passer l’achéron,
Atrabile cocher des souffles à la dérive.
Mais je suis sans le sou et ne peux donc passer,
Le cupide vieillard réclamant trois oboles.
Mais je n’ai pas un clou et ne peux traverser,
Le sapide pillard ne prend pas les symboles.
Les larmes du printemps tombent en longs sanglots,
Autant de dards d’argent lacérant mes glycines.
Le charme fut longtemps l’arme des blancs grelots,
Mais sous ce ciel brigand mon jardin hallucine.
Dans l’herbe détrempée et pleine d’escargots,
Le temps s’étire las au rythme de la bruine.
Les charmes de l’allée abritent une margot,
Mais sous ce ciel pesant à voler elle …
En mon verre le nectar de nos vignes du nord,
Que printemps a livré en orge chevalier.
Et que terre sur ses dards aligne en trésor,
Louvetant de doux cônes d’un houblon palissé.
En mon verre le nectar de nos vignes du nord,
Qui entend adoucir la fougue des gosiers.
Et que de fiers soudards ses qualités pérorent,
Louant la boisson d'or en jurons colorés.